
Le jeu en vaut la chandelle
À l’aube de la Grande Audition
Devant Octavio, toujours prisonnier du marbre, Iphéria demanda à Perolan de l’aider à retrouver le Luzal de son mari sous la cathédrale d’Ivalavi. Adraste interrompit leurs préparatifs avec une découverte : les pages blanches du Della Prospettiva portaient un sceau d’or révélé par les lucioles, et enseignaient au peintre à laisser briller le regard d’autrui. Mais l’urgence les appelait ailleurs. Pendant ce temps, Karak, grimé en Orgio, sacrifia griffes et défenses à son masque avant de gagner la Grande Audition.
La cathédrale en spectacle
Sous les quatre statues monumentales des Arts, la procession entra dans la cathédrale-pupille de Divazão. La Casa do Mármore fit naître une île d’un serpent de pierre ; puis la Casa do Cor lâcha des milliers de papillons noirs et or, assemblés en effigie du Prince-Évêque. Profitant de l’envol, Iphéria et Perolan disparurent dans les escaliers. Sous la nef, Fervaldino, l’un des corps de Dasco, remonta malencontreusement à la surface et brisa le tableau. Une lame de lumière venue du prisme le défit en couleurs, emportant deux Boiunas avec lui.
Sous la Paume
Pironço tomba à son tour sous les lames des poignards du Vicaire, mais une Boiuna s’échappa et indiqua à Talvazio une brèche vers les profondeurs. Il retrouva Perolan et Iphéria dans la Sala dos Nomes, parmi les Manólacos sourds de la Confrérie des Soupirs et les murmures des morts enchâssés. Après qu’Iphéria eut assommé un sacristain bien mieux que ses compagnons, Perolan prit son apparence et découvrit un registre noir consacré aux âmes « rendues aux ombres ».
Le vrai nom
Abiaz Balokão ne figurait nulle part. Iphéria révéla alors le nom que son mari ashéwolé avait dû cacher : Abiodun Baloga. Cette fois, ils le trouvèrent. Guidés par ses coordonnées, ils gagnèrent une porte de bronze protégée par l’énigme de quatre anciens Prince-Évêques. Une première lecture vertueuse échoua et éveilla un gardien de verre. Ils inversèrent alors l’ordre : les orgueilleux devant, le saint humble dans l’ombre. La porte s’ouvrit juste avant que la silhouette colorée ne les atteigne.
Le Vitrail des Éteints
Derrière la porte dormait une cathédrale renversée : eau noire, centaines de cierges flottants et vitrail cendré où des milliers de Luzais avaient été privés de couleur. Iphéria retrouva enfin la plaque d’Abiodun et posa les mains sur le verre.
« On va te sortir de là, Abi’. »
Mais toutes les fumées se courbèrent vers le centre de la nef engloutie. De la suie et de la cire s’éleva un gardien immense, hérissé de flammes et de bras-chandeliers. Tandis que la Grande Audition grondait loin au-dessus, les intrus comprirent qu’eux aussi allaient devoir danser.