
Les liens du destin
Le rituel des Ashéwolés
Depuis leur perchoir, Octavio et Emilio, toujours sous forme animale, assistent à un rassemblement discret de la communauté Ashéwolée. Dans ce cercle intime, la tension est palpable : Amaya, figure centrale du culte, est accusée de délaisser ses obligations spirituelles pour servir les intérêts de nobles oppresseurs. Soudain, une procession s’organise vers un lieu sacré, normalement interdit par les gardes d’ivoire. Intrigués, Octavio et Emilio suivent discrètement le cortège jusque dans les profondeurs boisées, là où une cérémonie mystique révèle un sanctuaire ancestral baigné de lumières surnaturelles.
L’affrontement dans la forêt
Le reste du groupe, moins subtil, peine à se frayer un chemin dans les sous-bois. Perolan ressent une étrange connexion magique, tandis que Karak, toujours salamandre, propose impulsivement d’incendier la forêt pour accélérer leur progression. L’arrivée brutale de Yuri, ancien compagnon d’Emilio devenu garde d’ivoire arrogant, précipite les choses. Dans un assaut audacieux, Emilio bondit vers Yuri, mais celui-ci réplique d’un coup mortel, blessant gravement le marsupial. Dasco réagit violemment, enflammant un garde grâce à une combinaison efficace d’huile noire et de flammes de Karak. En pleine confusion, Yuri est immobilisé par les pouvoirs mystiques des accompagnatrices d’Amaya, révélant qu’elle avait planifié ce soulèvement.
Les révélations d’Amaya
Dans le calme retrouvé après l’affrontement, Amaya révèle la vérité : Vesco de Monterriva, influent noble de la famille Da Alaveza, exploite son pouvoir pour manipuler les Ashéwolés. En échange de l’accès au sanctuaire forestier où reposent leurs ancêtres — y compris la tombe de sa propre mère, encore privée de rites funéraires — elle a été contrainte de maudire ses ennemis à la demande du noble. C’est lui l’instigateur de la malédiction ayant transformé le groupe en animaux, motivé par une rancune personnelle : il avait perdu une fortune en misant contre Karak lors d’un précédent combat. Amaya offre alors une solution temporaire à leur malédiction, mais avertit que seule l’élimination du ressentiment à l’origine du sort pourra définitivement le rompre. Ce ressentiment porte un nom : Vesco.
Infiltration périlleuse
Guidés par les révélations, le groupe décide d’infiltrer la Grande Serre des Da Alaveza, un lieu prestigieux qui cache en réalité une prison secrète où Emilio soupçonne ses amis d’être retenus captifs. Grâce à un habile déguisement improvisé par Octavio, Dasco incarne un savant excentrique spécialiste en identification par empreintes, tandis que Perolan, sous les traits du captif Yuri, force le passage auprès des gardes. Leur progression les mène à travers des laboratoires mystérieux et des pièges végétaux vivants, jusqu’à une étrange salle dotée d’un mécanisme antique.
Le mécanisme antique
Lorsque Perolan active un levier, une machinerie complexe se réveille : les murs se rétractent, le sol se divise en escaliers mouvants, révélant trois chemins possibles. Un escalier en spirale plonge vers les ténèbres, un tunnel obscur émet des bruits inquiétants, tandis qu’un pont mécanique s’étend lentement au-dessus du vide. Alors que le groupe hésite, un frisson leur traverse l’échine : quelque chose les observe depuis l’ombre. Le choix s’impose, et le danger rôde, implacable, attendant patiemment leur prochain pas.