VOLCERRA
Chapitre 2 · 2 mars 2024

Le Cabinet des Merveilles et des Mauvaises Idées

Face à la menace

La Rosa Carniflora n’était pas une simple fleur : la violence de ses attaques avait surpris Octavio et Dasco. Sagement, ils choisirent de fuir plutôt que d’affronter cette gardienne végétale, mais en s’échappant, ils remarquèrent un étrange mur, différent des autres. Malgré la douleur, Dasco retourna brièvement vérifier cette anomalie et découvrit une fissure révélant un passage secret vers un autel oublié.

Un sanctuaire interdit

L’autel, orné de motifs floraux et consacré à la mystérieuse divinité Sochitlalli, dégageait une aura inquiétante. Dans la pénombre, des parchemins récents commentaient encore les poèmes du rite et traduisaient maladroitement une écriture primitive, preuve qu’un culte secret continuait d’entretenir l’endroit. Malgré la curiosité des autres, Octavio insista pour ne rien tenter : adorer une divinité non homologuée par la Cathédrale de Mãojunta ressemblait fort, à ses yeux, à un péché capital de Fragmentation.

Émerveillements et intrigues

Invités au Salon des Merveilles, les compagnons découvrirent une exposition spectaculaire : masques trolls arrachés aux guerres anciennes, ruches d’Apis Rubra au miel magique, épices présentées comme venant d’Azuni aux propriétés fascinantes, et toute une ménagerie de curiosités. Un canari se téléportait d’un perchoir à l’autre, un paon projetait une lumière dorée sur la salle, tandis qu’un perroquet noir et rose choisissait ses victimes dans l’assemblée pour répéter leurs pensées les plus embarrassantes. Quand l’oiseau désigna Emilio, celui-ci détourna tant bien que mal l’humiliation en numéro d’adolescent fanfaron. Pendant ce temps, Dasco et Perolan repéraient une porte d’ivoire gravée de quatre oiseaux de feu : l’accès aux étages supérieurs dépendrait de quatre clés dispersées dans la demeure.

Préparer le coup

Profitant d’une occasion, Octavio s’infiltra dans la cabane du gardien pour y collecter des informations sur la sécurité. Il y apprit la répartition des forces nocturnes, entre gardes d’ivoire et lancier vascanhériste, et confirma que les rondes laisseraient une fenêtre étroite au bon moment. Le groupe déduisit aussi la logique des quatre clés en observant les salles du Paon, du Hibou, du Canari et de la Pie. Le plan prenait enfin forme : escalader la falaise, pénétrer par une fenêtre discrète, ouvrir la voie vers l’étage interdit et s’emparer de l’Azurisphère, exposée sous la protection redoutable d’une Sentinela Radicaria.

Le cambriolage

À la nuit tombée, tout bascula rapidement. Emilio grimpa aisément, tandis que Karak, maladroit, dut neutraliser des gardes pour progresser. Grâce à un déguisement improvisé, Perolan infiltra la salle des trésors marins où les attendait un mécanisme complexe lié à une ancienne expédition. En reconstituant la constellation du Lys de la Sérénité, lui et Emilio parvinrent à ouvrir la voie et à saisir enfin l’Azurisphère. Mais au contact de la pierre, une tristesse anormale se répandit aussitôt dans le groupe, comme si l’objet contenait bien plus qu’un simple prestige mondain.

Mais alors qu’ils fuyaient discrètement, une créature terrifiante se dressa sur leur chemin : la Panthera Pennapluma, aux ailes menaçantes déployées après avoir dévoré le paon doré. Le cœur battant, le groupe savait que leur fuite était loin d’être assurée.

Au seuil du danger

Tandis qu’Octavio, mêlé malgré lui à Isaac, son rival universitaire, restait coincé dans le manoir, Emilio et Perolan faisaient face à un défi plus mortel que prévu. Les animaux de collection s’agitaient, les défenses d’ivoire attendaient le moindre faux pas, et quelque chose d’autre semblait déjà bouger dans la propriété. Désormais, tous comprenaient : le plus dur n’était pas d’entrer, mais d’en ressortir vivants…